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Mon arrivée à Bogota forte en émotions

street art bogota

Mon arrivée à Bogota un peu éprouvante

Je viens tout juste de sortir de Bogota, la capitale de la Colombie, et j’ai un sentiment un peu mitigé concernant cette ville. Il est vrai que mon arrivée dans ce pays a commencé drôlement, pour ne pas dire hasardeusement. J’espère que ce voyage ne sera pas à l’image de ces premiers jours, car ils furent intenses et plus ou moins agréables.

mon arrivée à bogota

Nos bagages perdus  sur la planète

Si vous suivez un peu les réseaux sociaux du blog, vous savez surement que notre compagnie aérienne a perdu nos bagages en cours de route. Ils seraient probablement demeurés à Panama city lors de notre transfert de vol. Le temps d’attente à l’aéroport pour régler ce problème fut terriblement long car nous étions une bonne vingtaine dans cette situation. Ce n’est qu’avec un simple petit sac à dos rempli de notre matériel électronique que nous nous sommes orientées vers notre hostel au centre de Bogota.

Un laptop, une tablette et une caméra sont bien loins d’être le matériel nécessaire à une bonne hygiène corporelle. N’ayant que ça en notre possession, nous avons donc passé deux jours avec exclusivement ce que nous portions sur nous. Nous n’avions même pas une brosse à dent ou du savon pour nous sentir minimalement fraîches. Mais heureusement que ces articles se trouvent facilement dans les tiendas.

En 8 ans de voyage, c’est la première fois que cela m’arrive.  Et je peux vous dire que je n’étais vraiment pas rassurée lorsque le personnel responsable de l’aéroport nous a dit qu’il n’avait aucune idée de l’endroit où se trouvaient nos sacs. Bref, ça commençait bien mal notre voyage.

Quand prendre le bus devient un calvaire

À la sortie de l’aéroport, j’ai eu la brillante idée de vouloir prendre le transport public plutôt qu’un taxi pour nous rendre à l’hostel. Habituellement, il y a toujours un bus ou un train qui part des aéroports vers le centre des villes. Comme le coût des transports en Colombie est assez élevé comparativement à d’autres pays voisins, j’ai pensé faire un bon coup. Comme il n’était pas très tard et que nous n’avions pas nos bagages à traîner, je pensais que ce serait simple. Grosse erreur!!! Un petit conseil, si vous allez à Bogota, prenez donc un taxi à la sortie de l’aéroport.

D’abord, le système de bus à Bogota est terriblement complexe. Les gens sur place ne nous disaient jamais la même chose. Ils nous envoyaient d’un endroit à un autre comme on envoie une balle de tennis. Nous avons finalement compris qu’il est impossible d’acheter un ticket de bus directement de l’aéroport et que le système des bus rapides Transmilenio fonctionne avec des cartes qui sont achetables et rechargeables seulement dans les stations de la ville. L’autre alternative consistait à attendre très longtemps pour prendre un bus local gratuit, mais qui passe que très rarement.

Un jeune homme a eu l’amabilité de nous offrir nos passages et de rester avec nous lors des transferts jusqu’à notre dernier arrêt. Avec l’attente du bus et le trajet très long, la noirceur s’était installée et l’insécurité avec elle. Ça faisait des années que j’entendais parler de la mauvaise réputation de la Colombie comme étant un pays très dangereux. Le site de notre gouvernement canadien n’a aidé en rien ce sentiment et l’a même envenimé avec ses 8 pages de consignes de sécurité. Celles-là même que ma mère m’a forcé à lire avant mon départ.

Je partais donc heureuse vers ce pays, mais un peu anxieuse à la fois.  Ce premier trajet de bus n’aura aidé en rien. Le monsieur qui nous a offert des laissez-passer nous parlait de sa ville comme étant une ville dangereuse où l’on devait craindre tout le monde. Le même discours revint plus tard de la part d’un chauffeur de taxi qui nous dira même de mettre notre argent dans nos sous-vêtements, de prendre en photo la plaque du taxi et de l’envoyer via message texte ou courriel à un ami et de vérifier la concordance du numéro de licence avec la plaque du véhicule. Dans un cas contraire, ne pas hésiter à sauter hors de celui-ci. Bref tout ce qu’il fallait pour nous apeurer davantage.

L’expérience du bus fut assez pénible. Il y avait tellement de monde dans les multiples stations où nous devions faire nos transferts qu’il était presque impossible de rentrer dans le bus ou d’en sortir. Tout le monde se bousculait, se poussait, se battait.

transmilenioEn une heure seulement, nous avons assisté à deux bagarres dont une qui s’est terminée avec des policiers qui violentaient les fautifs. Nous pensions ne jamais réussir à sortir de là, prises en sardine parmi ces milliers de gens où la tension était palpable. On regardait tout le monde comme s’ils étaient de potentiels criminels. Heureusement, notre gentil jeune homme est venu nous reconduire jusqu’à la station la plus près de notre hostel en nous disant de courir dès que la porte s’ouvrirait pour aller rejoindre les policiers qui patrouillaient afin qu’ils nous trouvent un taxi pour compléter la dernière partie du parcours considérée trop dangereuse à cette heure. L’adrénaline était à son maximum. Pendant un moment nous regrettions vraiment d’être venues dans ce pays un peu fou.

Une fois arrivées à l’hostel, un touriste nous a raconté qu’il revenait tout juste du dépanneur et qu’un jeune homme avait tenté de lui voler son argent. Et un autre nous raconta qu’il avait assisté au premier match de la Colombie pour la coupe du monde sur la place Simon Bolivar et que ça s’était terminé avec neuf morts. Sur le coup nous étions horrifiées et ça c’était vraiment le comble de tout!

Quand la peur s’estompe

Bon je vous rassure, finalement Bogota ce n’est pas si pire que cela. Une fois le jour venu, la ville prend un autre air et l’ambiance est beaucoup plus détendue. Nous avons pu discuter avec d’autres personnes et selon eux il y aurait de la petite délinquance mais rien de plus.

bogota petite délinquance

Notre mauvaise expérience du bus de la veille n’était pas chose courante non plus. En fait, il venait d’y avoir un match de soccer d’une équipe locale et c’était la folie de l’après game. Nous étions juste arrivées au mauvais moment et nos appréhensions et les multiples avertissements de nos proches ont également beaucoup joués à créer ce climat de peur.

Malgré tout, après 3 jours passés à Bogota, je ne peux pas dire que je connais vraiment cette ville. La pluie ne nous a pas lâché durant notre court séjour. Comme la ville est en altitude, à plus de 2600 mètres, il y faisait très froid et l’humidité était très désagréable. Même dans l’hostel on devait porter des vêtements chauds. Notre visite de la ville fut donc assez réduite et nous avons connu une Bogota un peu morose.

bogota un peu morose

Malgré toutes ces mésaventures qui ont rendu ce début de voyage un peu stressant et particulier, nous avons tout de même fait quelques visites intéressantes que je vous raconte dans mon article sur  » Quelques suggestions pour visiter Bogota le temps d’un séjour« .

Mon arrivée à Bogota forte en émotions
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À propos de l'auteur

Rachel DecouverteMonde

Bonjour,
Je suis Rachel, l'auteure de ce blog de voyage. Québécoise et passionnée de voyage et de découvertes, je parcours le monde depuis plusieurs années dès que l'occasion se présente. Alors suivez-moi, je vous prête mes yeux et ma plume pour découvrir les richesses de ce monde.
Pour en savoir plus : Qui suis-je?

19 commentaires

  • C’était la mauvaise période pour y aller. J’ai déjà visité Bogota et je n’ai jamais ressenti ce climat d’insécurité, uniquement quand on s’écarte du centre-ville, voire de la ville même. J’avais justement trouvé la population en général accueillante et très sympathique !
    En tout cas, j’espère que vous avez retrouvé vos bagages. C’est la pire des choses en voyage, et je suppose qu’à l’aéroport de Bogota ils n’ont pas de service qui vous ramène directement les valises à l’hôtel ?
    Alex Articles récents…Les conseils pour préparer au mieux votre safari au BotswanaMy Profile

    • oui je suppose Alex.. c’est ce que je me suis dite. Mais déjà les jours qui ont suivi c’était déjà mieux et je ressentais moins voir pas du tout cette insécurité. Mais même la population vive avec ce climat de peur j’ai remarqué. Pour nous dire de pareilles choses c’est que c’est bien ancré dans leur tête. Mais c’est vraiment le mauvais temps qui nous a empêché de profiter de cette ville par la suite. Mais bon nos expériences de peuvent pas toujours être supers partout où l’on passe. Pour les bagages oui nous les avons reçu heureusement 🙂 Je me voyais très mal passer mes vacances sans. Et surprenamment ils sont venus nous les porter à l’hostel 🙂

    • Bonjour Mali,

      Je te dirais que c’est déjà pas mal mieux 🙂 On est sorti de Bogota et on est dans des petits pueblos. L’ambiance est toute autre et je me plais bien. Le voyage s’annonce mieux que ce qu’il a laissé croire prime abord et heureusement. Et les gens sont sympas et l’ambiance des lieux génial. 🙂

  • Bonjour la bogotine.
    Tu ne me vois pas, mais depuis le début de ton texte, j’ai le grand sourire. J’aime bien ces aventures de voyage mais je ne rirais pas si cela s’était compliqué. Du moins je ne l’aurais pas dit.
    Ce genre de mésaventure arrive de plus en plus fréquemment et récemment lors d’un vol entre le sud de la Turquie et Istanbul, on a perdu mon sac à roulettes et quand je l’ai retrouvé, il avait été fouillé, volé et les roulettes étaient cassées.
    Ça fait de plus en plus partie du voyage et on s’en passerait. Dans plusieurs aéroports d’Amérique du sud, il y a un service de minibus qui prend 4 ou 5 personnes et nous amène directement à nos hôtels.
    Sauf quand on ne leur donne pas la bonne rue et le bon nom d’hôtel. À Santiago de Chile j’avais réservé un petit hôtel « Londres » sur la rue Londres. Dans ma petite tête de québécois, j’avais traduit Londres par London et ils ne comprenaient pas parce qu’il n’y a pas d’hôtel London sur la rue London à Santiago. Ils ont mis 15 minutes avant de s’apercevoir qu’il s’agissait de la rue Londrès. C’est ainsi.
    Quoiqu’il en soit, profitez du pays et faites un beau voyage. Une prochaine fois je te conterai les fois où j’ai été reçu par des mitraillettes. Ha-ha-ha !
    Djéci

    • Ah ça tu as bien raison Jean-Claude. Mais ce genre d’aventure fait de belles histoires à raconter après coup. Bon sur le moment on s’en passerait, mais on en rit par la suite 🙂 Il m’en est arrivé de toute sorte aussi au fil des années. Je raconterai aussi un jour.
      Ah non pas ton beau sac à roulettes.. ahh les mausus!!! Tu devais être en beau $% »%& »&! Ouin l’habitude de vouloir tout traduire.. ou pire des fois c’est d’essayer de le prononcer. Mieux vaut lui montrer directement l’adresse et le nom.. c’est souvent plus simple. Un petit truc qu’on développe avec le temps 🙂

  • Faut croire que tu n’as vraiment pas eu de chance, j’ai habité 6 mois à Bogota, et j’ai l’impression que tu parles des quartiers du sud c’est-à-dire des quartiers pauvres! Et puis du danger, y’en a partout, à Paris aussi vaut mieux pas se retrouver à certains endroits à certaines heures. Moi aussi j’avais reçu de nombreux conseils tels que cacher mon argent dans ma chaussure et n’avoir que des photocopies de mes papiers, mais est-ce vraiment nécessaire? Suffit d’ouvrir les yeux, de s’attendre à tout. Comme ils disent là-bas: no dar papaya, ne pas montrer de signes de fortune, pas de bijoux etc. Et après tout roule, et puis les Colombiens sont si chaleureux, qu’on leur pardonne tout! (plus d’infos sur mon blog 😉 )

    • Tu as bien raison Lydia.. ils sont très gentils ces colombiens. Je crois qu’on est juste tombé sur des gens un peu craintifs ce premier soir. Mais depuis le voyage se passe très bien et nous avons bougé pas mal depuis et nous sommes rendues au nord et le sentiment d’insécurité du premier soir ne s’est pas fait ressentir du tout. Il faut juste être vigilent comme tu dis 🙂

    • ahaha oui assez en fanfare effectivement Astrid! Mais la suite se passe super bien et j’aime beaucoup le pays. Une chance que je ne me suis pas fier à ma première impression pour dicter la suite. Je ne ressens plus du tout le sentiment d’insécurité et au contraire les gens qu’on croise sont sympas. Bon un peu fort sur la bière et l’aguardiente (alcool fort) à toutes heures du jour, mais ca doit être culturel hehe. 🙂

    • ahahah No te preocuppe Marco. Bogota es una ciudad como las otrss en America del Sur. 😉 Parfois c’est plus la peur, l’anticipation qu’autre chose. Une fois cette bizarre de soirée passée, je n’ai pas ressenti du tout l’insécurité. Et nulle part ailleurs non plus en Colombie. Bon voyage au pays de ma belle famille 🙂

  • Comme quoi une expérience peut être bien différente d’une autre. Mon avantage, c’est que j’allais rendre visite à ami Colombien de Bogotá. Il est venu me chercher à l’aéroport, il m’a emmené dans les 4 coins de la ville et j’ai adoré. J’y ai passé quelques jours seule et clairement, j’ai senti la différence tout simplement pcq je n’osais pas sortir seule en soirée. Donc là oui, j’ai moins apprécié. Mais quelque soit la ville, lorsqu’elle est inconnue j’évite de trop m’aventurer seule pendant la nuit (Bruxelles, Paris, Bogota…) . Et sinon je n’ai eu quasiment que du soleil pendant mon séjour là-bas, ça change tout 🙂
    Ce que j’ai le plus aimé : le Bogotá graffiti tour, le musée de l’Or, le Mirador la Calera et les alentours de la ville. A peine on la quitte et on est déjà dans une campagne sans fin.
    Je tenais à ajouter un commentaire positif pour les personnes qui ont l’intention de visiter la ville, pour ne pas leur faire peur!! 😀
    Nathalie CookieetAttila Articles récents…Lire pour s’évaderMy Profile

    • Oui c’est clair que l’expérience y est pour beaucoup dans l’appréciation d’un lieu. Si je retournes en Colombie j’y repasserai. La première fois que je suis allée à Vientiane au Laos je n’avais pas aimé la ville alosr que la deuxième fois où j’ai dû y rester deux semianes pour mon terrain d’études, j’ai adoré. Il faut parfois laisser une deuxième chance à un endroit avant de se faire une idée trop rapidement.
      C’est sûr qu’être avec un local ca doit faire toute une différence.
      Mais la ville était jolie en soi. J’ai beaucoup aimé les graffitis aussi 🙂
      Merci de ton commentaire hehe.
      Mais je n’ai pas détesté non plus, j’ai écrit un article sur quoi faire à Bogota pour donner le goût aux gens d’y aller. Mais il fallait tout de même que je raconte cette première soirée hehe

  • Je suis présentement a Bogota et j’y suis aller 2 fois au paravant. C’est une ville avec ces qualités et ses défauts comme n’importequelle grande ville du monde. Le climat de «peur» qui y reigne est surtout présent dans la tête des gens ici et est d’un point de vu sociologique comprennable car Bogota a longtemps été étiqueté comme une des plus dangereuse Capitale au monde sinon la plus dangereuse dans les années Escobar. Par contre au point de vue culturelle et historique et son emplacement pres de multiples autre petit village en fait un endroit merveilleux à visité, mais il est mieux de le faire avec des personnes qui s’y connaissent, (de un pour évité tout conflit avec des gens qui peuvent etre mal honnêtes ou desagréables avec les étrangers, et de deux car il y des tres beaux paysages à découvrir.) La vie dans les Barrios est différente et peut être derangeantes pour les gens qui aiment le calme, mais les vendeurs de tout sortes et les boulangeries ainsi que les marchés avec des fruits et des légumes qu’on ne retrouve qu’en Coombie font parti des charmes de cette villes (sans parlé de la cuisine qui est exellente) Pour les gens qui veulent découvrir un mode de vie différent et des gens acceuillant et parfois tres fêtard, un séjour prolonger de quelques semaines pour des gens de l’Amérique du Nord est un incontournable. La Candelaria et le centre-ville sont remplis de musé, Chapinero est un des cartier huppé de la ville —–> Zone à visiter accessibles en bus à moins de 2 heures de Bogota: Mine de Sel de Zipachira, Les piscines termales de Choachi, Anapoima (25 degrés jour et nuit, sans humidité, avec les meilleurs fruits produits en Colombie selon plusieurs et j’attend de decouvrir) j’attend encore plusieurs endroit dans la Province de Boyaca.

    • Bonjour Guillaume,
      Oui j’avais cru remarquer que cette idée de la peur est surtout dans la tête des gens. Mais après ce premier sentiment, j’ai eu la chance de découvrir un peu la ville. Bon, le temps pluvieux n’a pas aidé, mais tout de même. J’ai pu découvrir une ville assez intéressante. J’ai écrit aussi un article sur quoi faire à Bogota. C’est une autre image que ce premier article à vif. J’ai bien aimé la cathédrale de sel d’ailleurs 🙂
      Tu voyages pas mal en Colombie à ce que je vois?

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