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Voyager pour fuir? Absolument pas!

voyage une fuite

Voyager pour fuir?

« Pourquoi voyages-tu autant? Tu n’es pas heureuse ici? Tu cherches à fuir quoi? »

Combien de fois aie-je entendu ces phrases? Probablement des centaines au cours des dernières années.

vacancesIl est vrai qu‘au Québec il n’est pas très conventionnel de voyager aussi souvent et aussi longtemps que je le fais. Sans vouloir entrer dans une étude sociologique sur le voyage et la perception de celui-ci par les différents peuples, les québécois sont plutôt des vacanciers que des voyageurs au long cours. Je parle ici bien sûr de la majorité.

Les deux courtes semaines de vacances offertes aux salariés n’ont rien pour inciter les gens à s’éloigner. Et pourquoi le feraient-ils? Notre territoire est très vaste et on y retrouve un nombre incalculable de choses à faire.

Mais il demeure que voyager souvent et pendant plusieurs mois est un peu considéré hors norme dans ma belle province. À moins d’être un étudiant ou un retraité.

Comment se définir? Les interminables questionnements

Je me suis moi-même questionnée longtemps sur les raisons de ce désir, cette passion, ce feu brûlant qui me pousse constamment à partir. J’ai analysé un à un tous les commentaires que les gens de mon entourage ont eu à mon endroit.

  • Suis-je  « addict » aux voyages, comme un drogué le serait envers sa drogue?
  • Suis-je une personne instable?
  • Suis-je quelqu’un qui ne veut pas faire face à ses responsabilités « d’adulte » et qui est une éternelle adolescente?
  • Suis-je une écervelée qui ne pense qu’à s’amuser?
  • Suis-je une rêveuse qui ne veut pas revenir sur terre?
  • Suis-je malheureuse dans ma vie et je cherche à fuir la réalité?

voyager mode de vie

On fini par y croire

Cette dernière, avec celle de l’adolescente, sont celles qui sont revenues le plus régulièrement et même encore aujourd’hui je dois y faire face continuellement. Je dois avouer avoir fini par y croire à un certain moment de ma vie.

Je ne trouvais pas de réponse à ce besoin non conventionnel et cela me rendait malheureuse. Je cherchais ma voie dans tout cela, ayant continuellement une pression extérieure tentant de me faire croire que j’avais une problématique.

Je cherchais ma place dans le mode de vie qu’on m’avait inculqué et dans lequel je ne me retrouvais pas complètement. Je ne m’y retrouve toujours pas d’ailleurs.  Je l’ai simplement adapté à ce que je suis.

J’étais à l’époque tellement perdue que je fuyais en quelque sorte le mode de vie qu’on tentait de m’imposer à coup de commentaires qui me faisaient sentir « anormale » et qui cherchait à me ramener dans le « droit chemin ».

Voyager pour fuir? Absolument pas!

voyager pour fuirAujourd’hui, j’ai un travail que j’aime et où je m’épanouis, une personne qui partage ma vie, un chez moi. Je suis heureuse dans ma vie et j’ai appris à me connaître et à m’assumer avec ma perception de la vie un peu différente et en marge de la perception plus « traditionnelle ».

Malgré tout, j’ai toujours ce feu brûlant en moi. Alors, la réponse vient de soi. C’est bien simple, je ne fuis absolument rien à travers le voyage, pas plus que je suis demeurée adolescente, instable ou écervelée.

J’ai tout simplement pris conscience que je trouve mon équilibre à travers le voyage, le mouvement et la découverte qui sont devenus un mode de vie bien plus qu’on objectif ludique en soi. Je pourrais presque dire que la découverte est vitale à mon bien-être au même titre qu’un sportif a besoin de son entraînement physique.

Se sentir moins seule

Depuis la mise en place du blog, j’ai eu la chance de discuter avec des voyageurs qui me ressemblent à bien des niveaux. Cet aspect considéré comme marginalisé est aussi vécu par plusieurs personnes qui partagent ces mêmes sentiments et qui adhèrent eux-aussi, à leur manière, à ce mode de vie.

Certains sont comme moi. Ils ont un pied à terre, mais dès qu’une petite journée se présente ou plusieurs semaines, ils partent immanquablement. Nous créons ce mouvement dans l’espace qui nous amène vers de nouveaux lieux. D’autres ont plutôt choisi une vie nomade et ils évoluent au gré de leurs envies.

Un choix parfois difficile

faire un choixJe mentirais en disant que ce mode de vie ne m’attire pas. Je suis constamment tiraillée entre mon mode de vie actuel et celle du nomadisme total. Je sais pertinemment que j’aurais tous les outils et le bagage nécessaire pour adhérer à ce style de vie.

Lorsque je pèse les pours et les contres, la balance demeure en parfait équilibre. Mais comme je suis heureuse dans mon choix de vie actuel, je ne vois pas pourquoi je changerais une formule gagnante. Un jour peut-être voudrais-je expérimenter l’autre côté du balancier qui sait. Une vie sur la route, à vivre au gré des opportunités, sans retour prévu. Mais même si je ne vis pas ce nomadisme total, c’est certain que des voyages d’un an et plus sont dans les plans.

Le voyage, une extension de ma personne

Malgré tout, peu importe sur lequel des côtés du balancier je me situe, mes choix sont tout sauf antagonismes.  Malgré mon pied à terre, ma vie n’est pas plus conventionnelle. J’ai fait le choix de mettre le voyage au coeur de ma vie, de mes choix actuels et futurs. Pas une décision n’est prise sans que je tienne compte de ce facteur, car tout comme quand on a un enfant (piètre comparaison), on ne se questionne pas. Il fait partie intégrante de ce que l’on est et de notre mode de vie.

Dès qu’un petit week-end se présente ou des vacances, je pars. Parfois tout près, parfois très loin. Mais je pars. J’ai besoin de ce mouvement dans ma vie. J’ai besoin de découvertes. J’ai une curiosité insatiable. Je dois en voir toujours plus, en assimiler toujours davantage.

Je l’ai enfin compris, le besoin de découvertes à travers l’expérimentation est mon essence même. Et le voyage est la manière que je me suis donnée et qui me représente le plus pour le satisfaire. Il est l’extension de ma personne. Je suis le voyage. Vouloir m’y contraindre, équivaut à enlever une partie fondamentale de ce que je suis. Je vous l’ai déjà dit, petite je rêvais d’être Indiana Jones. Cela parle énormément.

Alors, non je ne fuis pas la « vraie vie », car pour moi c’est cela « Ma vraie vie ».

Pour en savoir plus, je vous invite à lire mon article sur comment ma passion du voyage est née.

je suis le voyage

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À propos de l'auteur

Rachel DecouverteMonde

Bonjour,
Je suis Rachel, l'auteure de ce blog de voyage. Québécoise et passionnée de voyage et de découvertes, je parcours le monde depuis plusieurs années dès que l'occasion se présente. Alors suivez-moi, je vous prête mes yeux et ma plume pour découvrir les richesses de ce monde.
Pour en savoir plus : Qui suis-je?

30 commentaires

  • Merci pour cet article, c’est vrai que cette question m’est aussi souvent posée, surtout depuis que je ne vis plus en France. Pour moi, partir pendant plusieurs semaines ou mois me permet de me retrouver, de changer d’air, ce qui évite une certaine routine 😉 A très bientôt :)
    Anais Articles récents…Les plus beaux parcs de BarceloneMy Profile

    • Je crois qu’en tant que voyageurs on est tous un peu confrontés à ce type de commentaires. Donc toi tu vis à Barcelone Anais? Pour un projet ou tu t’y es installée pour le long terme? Tu as raison, on se retrouve toujours un peu à travers nos voyage. Ne serait-ce qu’être plus près de nos émotions, car on prend souvent le temps. Et surtout car nos émotions sont souvent amplifier, alors on les ressent davantage. Et ca fait franchement du bien. Prendre le temps.. je crois que c’est une des choses que je fais le plus en voyage..prendre le temps pour moi et pour m’écouter. On devrait tellement le faire aussi dans notre quotidien, même si tout va toujours trop vite.

    • Merci Laurent :) et puis, au vue des commentaires un peu partout je crois que j’ai rejoint ce que beaucoup de voyageurs vivent et pensent.

  • C’est intéressant l’analyse que tu fais sur la fuite par le voyage. C’est intéressant du fait que bien des femmes et bien des hommes se sont posés cette question « Est-ce que voyager c’est fuir ? »
    Les marins voyagent depuis des millénaires, les nomades depuis plus longtemps encore. Des femmes comme Alexandra David-Neel ont fait cette route de l’aller en avant. Française, elle a appris le tibétain et a passé la majeure partie de sa vie dans l’Himalaya entre l’Inde et la Chine.
    Jean Béliveau, pas le joueur de hockey mais un autre québécois, a marché pendant 12 ans pour faire le tour de la terre. Il y a peut-être autant de raisons qu’il y a d’humains pour partir et aller par en avant, aller voir ailleurs. Par contre très peu le font et c’est bien ainsi.

    Comme je dis, je suis personnellement un parteux et ça ne me fait pas mal. Encore dernièrement, un de mes frères me disait que ça pouvait être dangereux de voyager seul et je lui ai répondu qu’en marchant dans ma rue, un moteur d’avion pouvait me tomber sur la tête. La seule fois qu’un départ m’a fait mal, c’est quand j’ai quitté ma famille et mes enfants (de plus de 20 ans). Je suis un parteux dans tout et seul l’âge pourra un jour me limiter.
    Si tu es ainsi, personne ne pourra t’encourager ou te décourager de partir. Comme tu dis, « c’est ma vie ».

    Je crois que maintenant que tu as fait cette introspection, tu peux oublier ton texte au fond de ton ordinateur et partir à nouveau.

    Ciao Rachel !

    Djéci

    • Tu as bien raison Jean-Claude et je ne crois vraiment pas que les marins et les nomades qui le font depuis des lustres fuient quoique ce soit. En passant je connais tres bien (de nom et d’histoire) Jean Béliveau :) Une histoire et un homme remarquable. Tu as lu son livre?
      J’aime bien que tu disent qu’il y a autant de raisons que d’humains. On a tous nos raisons personnelles et bien souvent on a tendance à nommer facilement celles qui reviennent le plus souvent dans les discours. Alors que quand on s’y attarde vraiment, on réalise parfois que nous avons nos propres raisons. J’aime bien faire cette instrospection. Ayayaye les départs.. c’est définitivement ce qui fait le plus mal dans un voyage. Le satané coin de mur que l’on traverse et où on voit nos proches pour la dernière fois avant de faire un pas supplémentaires pour aller de « l’autre bord ». Je le déteste vraiment…à chaque fois je trouve cela difficile.

  • Bonjour Rachel,

    Tout d’abord je tiens à te féliciter pour cet article de réflexion sur le voyage et ton mode de vie. J’ai moi même rédigé un article sur le sujet : « Les jeunes et l’étranger : Quête d’aventure ou d’exil ? ».

    Notre société est en constante évolution et notre génération est aujourd’hui obligé de s’adapter au Monde actuel. Dans cet article je présentais le voyage comme un exil, car parfois il peut être vécu comme cela, comme une recherche de « el Dorado », pour assouvir des rêves ou s’accomplir professionnellement.

    Alors fuite, exil ou recherche d’expérience, le voyage est devenu partie intégrante de nos modes de vie. Même si nous resterons aux yeux d’une majorité, des personnes « marginales », du moment où nous acceptons entièrement nos choix et notre mode vie, nous comprenons la chance que nous avons de vivre notre passion.

    La vie est un voyage que l’on vit à son rythme.

    Alors bon voyage et à bientôt
    Jonathan

    • Bonjour Jonathan :) Merci pour le commentaire. Humm tu crois vraiment que notre génération est obligée de s’adapter au monde tel qu’il nous est présenté? Je ne suis pas tellement d’accord. On tente de nous imposer un modèle à suivre, mais à nous de juger s’il est bon ou non pour nous de le suivre. Mais je dois admettre que c’est souvent la solution la plus simple. Ramer contre le courant n’est jamais facile et il faut être fait fort pour supporter le poids des jugements.
      Je vais tellement dans ton sens que quand on accepte nos choix on réalise la chance que nous avons. Sincèrement, je ne changerais ma vie avec celle de personne, car je l’ai choisi et je la façonne à mon image :)

  • Je suis à 300% d’accord avec chacun des mots de cet article (et c’est rare). Il n’est pas question de fuire, mais simplement de trouver son propre équilibre dans son propre univers. Des personnalités comme la tienne (ou comme la mienne) qui tombent dans le moule juste par conventionisme fuiraient pour le coup leur propre raion d’être et leur bonheur.
    Tugdual@visa_pour Articles récents…Phnom Kulen et les origines du CambodgeMy Profile

    • c’est exactement cela :) Tu as parfaitement compris le sens de ce texte. Merci pour le commentaire et bienvenue sur le blog d’ailleurs :)

  • Voyager ce n’est pas fuir, c’est découvrir. C’est être curieux-se et comprendre qu’il n’y pas qu’un seul mode de pensée. Les vacanciers découvrent un pays, des monuments, des paysages. Les voyageurs découvrir une culture, des traditions, un mode de vie…

    Et comme tu le dis, sur la route, on rencontre énormément de gens qui sont 100% nomades et ca rassure de se dire qu’au final, on est pas si « anormal » qu’on aimerait nous le faire croire !
    Cindy Articles récents…Les 10 requins les plus bizarresMy Profile

    • Découvrir…quel beau mot hehe :) J’ai bien choisi mon nom de blog. Tu as bien raison Cindy, c’est que les gens qui ne voyagent pas ne voient pas qu’il est possible de vivre autrement. Nous on le constate car on croise des gens qui ont fait un choix différent et qui sont heureux. En passant, les voyageurs découvrent aussi les monuments et les paysages…mais ca va effectivement beaucoup plus loin en terme d’expérience culturelle.

  • Je « découvre » (entre guillemets, car je le connaissais déjà, mais que je me suis mise à le parcourir sérieusement que ce soir), avec ce billet qui tombe à point. Je suis en train de tenter de mettre en mots mes réflexions ayant trait au voyage versus ce qu’on a tendance à appeler « la vraie vie », la notion de fuir, etc. et vraiment ce texte tombe à point et est bien rafraîchissant :) Je partage cette vision en très grande partie (peut-être même en totalité!)

    En plus, en lisant le à propos, je découvre que tu es québécoise 😀

    Je pars aussi (un peu moins souvent depuis quelques années) pour de longues périodes… nous avons (mon homme et moi), organisé nos vies pour conserver cette liberté de partir longtemps, quand nous en avons envie, et même avec les enfants (3), nous poursuivons de mode de vie. Un bon pied à terre (et de plus en plus, mais avec plaisir et gratitude) au Québec, tout en ayant une mobilité quasi infinie niveau école-travail-enfant, etc.

    Sur ce, je poursuis ma lecture de ton blog avec plaisir 😉
    Bianca @La Grande Déroute Articles récents…Une paranoïaque en AustralieMy Profile

    • Bonjour Bianca :) Bien contente que le blog te plaise. Je viens de voir que tu avais remis en route ton blog lancé il y a quelques années. J’ai bien hâte de suivre tes aventures en famille :) Hehe c’est toujours surprenant quand on tombe sur des québécois qui ont un blog voyage. C’est tellement peu courant et on se perd tellement dans la mer des blogueurs européens. J’ai vu que vous partiez pour un long voyage…avez-vous une petite idée de l’itinéraire? Ca doit être génial de vivre cette expérience, de faire toi même l’éducation à tes enfants et leur permettre de découvrir le monde. D’ailleurs as-tu lu le livre des Six en route. Une famille nomade avec 4 enfants qui ont arpenté les routes du monde pendant près de 5 ans dans une camionnette aménagée. Je trouve cela génial! Bref au plaisir Bianca et bon voyage à venir :)

    • Je ne comprendrai toujours pas pourquoi cette allusion aussi facile entre la fuite et le voyage…parfois cela peut être vrai, mais pas de manière aussi cause
      à effet je ne crois vraiment pas. Être d’une curiosité sans fond l’explique davantage dans mon cas :)

  • Ah je connais que trop bien cette pensée et ces questions auxquelles j’ai eu le droit à de nombreuses reprises au Japon: « mais pourquoi tu voyages autant? » Et vu qu’ici ils voyagent peu dans l’année, et que sur des courtes durées, ça les surprend toujours beaucoup.

    Mais bon, j’aime beaucoup mon mode de vie, comme toi, et pour l’instant jd n’ai pas envie de le changer.
    Tunimaal Articles récents…« Je veux partir vivre au Japon, que dois-je faire ? » – les réponsesMy Profile

    • Au Japon ils ont combien de semaines de vacances au juste? Ca doit être un peu comme ici au Québec, genre 2 semaines par année? C’est certain que ce n’est pas évident de faire entrer dans la tête des gens qui bossent toute l’année et qui ont deux semaines de vacances durement méritées pour décrocher un peu dans un tout inclus que nous ont part souvent, parfois sur du long terme. Je peux comprendre qu’ils trouvent cela peut-être irresponsable ou que c’est pas la normalité. Mais bon, peu à peu dans mon entourage, ils ont fini par comprendre.. du moins accepter un peu plus :)

  • Je partage votre avis. Voyager pour moi rime avec découverte et surtout aventure, cela ne se traduit pas par une simple fuite à la routine!!

    • Malheureusement trop de gens encore associe le voyage à la fuite…mais bon! Pour certains c’est peut-être cela, mais ils se rendent bien vite compte que les problèmes suivent quand même. Mieux vaut partir en voyage le coeur et la tête tranquille.. on peut davantage apprécier :)

  • Je suis dans le même cas ! Il est important de se nourrir et le voyage est une forme d’ouverture d’esprit ! Il existe les nomades comme nous ! Et les sédentaires tout simplement. C’est ce qui fait que nous sommes tous différents et la diversité…..je pousse tout le monde a découvrir et s’intéresser au monde que ce soit en voyage ou à travers le web….. ( je voyage en permanence dans ma tête, en avion, à pied ! Bref ! Mon bonheur.
    Merci de partager ton analyse.

    • Tu as raison weiss. Le voyage est une forme de nourriture pour les nomades que nous sommes. Le problème c’est que les sédentaires sont en plus grand nombre et c’est ce qui semble plus la « norme » et certains aiment bien nous faire passer pour des êtres marginaux avec des propos très péjoratifs. Mais tout comme toi, ma passion est contagieuse et j’essaie de leur faire voir qu’il y a autre chose ailleurs et que la planète est un grand terrain de jeux pour les gens avides de connaissances, de découvertes et de rencontres.

    • Je sais pas si la fuite peut être juste au départ.. je crois qu’elle peut être là à un certain moment de notre vie alors qu’on ne se sent pas heureux. Moi au début ce n’était pas une fuite du tout, mais en 2009 je suis partie en Europe et cette fois là c’était vraiment car j’avais un mal de vivre. Mais je suis revenue beaucoup plus rapidement que prévu, car à quoi bon voyager quand on ne se sent pas bien. Je préfère grandement voyager quand je me sens bien et ouverte à ce que je vois. Mais peut-être qu’un jour je repartirai pour fuir, mais chose certaine, je ne voyage pas pour fuir. C’est réellement une passion qui pourra comme je dis peut-être un jour être un outil, une chose à quoi m’accrocher, que je croirai suffisamment fort pour vaincre mes raisons de vouloir fuir. Mais décidément mes multiples voyages ne vont pas dans ce sens :) J’ai juste tellement hâte au prochain…hâte d’avoir les yeux qui brillent et de me sentir dans mon élément.

  • Mille mercis! C’est vrai qu’on est peu au Québec à voyager en dehors de nos 2 semaines de vacances. Moi c’est simple: je ne parle plus de mes voyages à mon entourage. Sauf à quelques rares personnes qui ne sont plus à douter de moi mais qui m’encouragent. Qui ne pensent pas que je déracine mes enfants quand je pars avec eux ou que je ne les abandonne pas quand je pars sans eux. Ensemble, on changera l’opinion publique 😉
    Pascale Articles récents…Paparmanes, gridchise et pokemon au pays de Fred PellerinMy Profile

    • hehe oui tout à fait, on change l’opinion publique :) Ahh avec des enfants j’avoue que ca doit être encore pire les commentaires. Je disais à ma soeur et mon beau-frère récemment que si j’avais des enfants, j’aimerais partir quelques années dans une van et leur faire les cours. Ils m’ont carrément dit que ca se faisait pas et que ca ferait des enfants orthos. Oufff je crois tellement le contraire.

      Tout comme toi Pascale, j’ai arrêté de parler voyage autour de moi. C’est peine perdue hehe.. ils ne comprendront jamais tout comme je ne comprendrez jamais leur besoin trop grand de sédentarité et de sécurité. Le blog m’a aidé à entrer en contact avec des gens comme moi et avec qui je peux discuter de cette passion. Ca fait tellement du bien :)

  • La seule fois où j’ai « voyagé » pour fuir, c’est quand je suis partie vivre au Canada : mauvaise rupture, pas de boulot en France, ras-le-bol de mon pays, mal être général. Et dans le fond, ça n’a été que du bon !
    Mais tous mes autres voyages étaient le fruit d’envie de découvertes (nouveau pays, nouvelle culture), d’aventures, voire autre chose, m’émerveiller… Je rejoins Annajo et jee crois que tu as trouvé le mot juste : le voyage est une extension de nous-même. Mais j’aimerai bien réfréner cette extension car je ne me sens vraiment bien que quand je voyage. Lol
    Aurélie Articles récents…Prochaine destination : Budapest !My Profile

    • Oui ca peut arriver parfois Aurélie qu’on part pour fuir.. ca m’est déjà arrivée aussi et j’en étais très conscience et pour moi cette fois ce fut un flop car j’ai vite réalisé que je ne me sentais pas mieux ailleurs et je ne prenais pas aussi plaisir. Quand on ne se sent pas bien chez soi, il peut arriver on amène avec nous ces mauvaises émotions. Je préfère de loin tous les autres voyages que j’ai fait pour lesquels c’était vraiment des voyages de découverte pour satisfaire cette grande curiosité en moi et cette soif de découvrir le monde. C’est certain que ca peut devenir enrageant parfois de se sentir bien qu’en voyage, mais si tu trouves également des choses que te font vibrer dans ta vie quotidienne, des projets, des passions, etc et que tu voyages dès que tu peux, il est possible de se sentir bien aussi dans autre chose. Mais bon, malgré tout cette envie de repartir est toujours bien là et elle demeurera probablement à jamais présente :) Il faut juste apprendre à l’amadouer et contenir parfois un peu ses ardeurs.

    • Pour ma part, je pense que je demeurerai rêveuse toute ma vie. Même si je réalise la plupart de mes rêves, j’aime bien rêver constamment quand même. Quand je suis en voyage, je rêve déjà au prochain :) Ma copine me dit toujours de profiter au lieu de penser au prochain. Mais c’est plus fort que moi, je profite et je rêve :) Difficile de mettre un stop à cela non?

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