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Le volcan Cotopaxi, l’ascension jusqu’au glacier à 5000 mètres

cotopaxi trek

Retrouvez à la fin de l’article les informations pratiques pour vivre l’expérience du Cotopaxi.

Le volcan Cotopaxi était un incontournable de mon voyage en Équateur. C’était la première image que j’ai vu du pays et le symbole que je lui associais. En préparant mon périple quelques mois auparavant, j’avais de très grandes ambitions. Je parcourais les récits de certains voyageurs et j’avais en tête de faire l’ascension complète jusqu’à ses 5900 mètres.

Plus le temps passait et que le voyage approchait, plus mes ambitions devenaient modestes. Quelques jours avant le départ, la peur m’avait convaincu d’aller simplement me balader dans le parc national, sans jamais mettre le pied sur ce géant volcanique. De toute manière, les photos seraient plus belles vu d’en bas que je me répétais pour me convaincre du bon choix de ma décision.

Mais le hasard et la spontanéité m’ont amené tout de même jusqu’au glacier, à 5000 mètres d’altitude. C’est ainsi devenu ma plus haute ascension à vie.

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C’est la route qui dicte la suite…

Nous avions décidé, moi et Adriana, de s’installer à Latacunga pour aller visiter le volcan Cotopaxi et faire la boucle de Quilotoa. Cette ville est un endroit idéal pour poser bagages et profiter des attraits qu’offre la région. Elle regorge de petites agences spécialisées dans différents tours en Équateur.

Nous en avons choisi une qui était tout près de notre hôtel afin de prendre quelques informations pour la planification de nos activités des prochains jours. J’ai pris conscience rapidement que de se rendre au parc Cotopaxi en autonomie était possible mais complexe, et qu’une fois sur place les déplacements seraient difficiles. Nous avons donc opté pour un tour d’une journée qui allait nous amener jusqu’au refuge et possiblement plus haut jusqu’au glacier.

C’est à ce moment que j’ai réalisé que mes scénarios antérieurs n’avaient servi à rien et que nous allions monter à 5000 mètres d’altitude. Je peux vous dire que j’ai paniqué à l’intérieur de moi. Cela faisait à peine une semaine que nous étions arrivées au pays et l’altitude maximum que nous étions montées était 2800 mètres.

Nous avons donc pris la décision de remettre l’ascension d’une journée et de profiter du lendemain pour se rendre à la laguna de Quilotoa à 3800 mètres. Ceci allait nous permettre de s’acclimater à une altitude supérieure que celle déjà atteinte. C’est ce que nous avons fait et j’ignore si cela a eu un réel changement, mais psychologiquement j’étais déjà un peu plus confiante.

Quilotoa

Le Cotopaxi, balade dans un paysage irréel

Le guide est venu nous chercher à notre hôtel tôt le matin. Le temps de prendre 3 autres touristes avec nous et nous étions partis en direction du parc national du Cotopaxi. Plus nous approchions du parc, plus le paysage changeait.

Mon regard au loin, je fixais l’horizon à la recherche du fameux volcan que j’avais entrevu à maintes reprises depuis mon arrivée en Équateur. Ce magnifique volcan au cône parfait et enneigé m’attirait. J’étais excitée à l’idée de le voir de près et surtout d’avoir la chance de marcher sur ses flancs.

Le guide a décidé de se rendre sur sa face nord afin que nous puissions avoir une meilleure vue. Le temps était tellement nuageux que j’ai eu peur par moment de ne pas avoir le bonheur de l’apercevoir. Mais la chance fut avec nous et une fois arrivée dans le parc, nous avons aperçu ce géant, ce volcan actif de 5900 mètres d’altitude. Nos regards étaient tous tournés vers cette perfection de la nature, n’osant point le détourner un instant de peur de le perdre à jamais.

Ce volcan est envoûtant et paraît si calme de l’extérieur. Pourtant, il est un des multiples volcans actifs d’Équateur. Lorsque l’on regarde le paysage quasi lunaire qui l’entoure, le sol dénudé à son chevet, on comprend la force destructrice de ce dernier. Mais à ce moment même, malgré la crainte au ventre de faire son ascension, on ne peut que se sentir vivant.

Nous avons pris un moment sur le long de route pour prendre des photos du volcan et pour se familiariser avec l’énergie du lieu. Tout autour on apercevait des montagnes dénudées, d’autres volcans, des terres brunes et rouges et des chevaux sauvages broutant le peu d’herbes au sol. Le paysage paraissait si irréel.

Chaque fois que je vois un volcan, je suis toujours aussi impressionnée de constater la beauté de ces terres, si belles dans leur désolation. Je vous ne le cacherai pas, les volcans me fascinent.

Le temps de la rêverie était terminé, nous devions retourner dans la camionnette, le glacier nous attendait.

volcan cotopaxi

Une montée relativement facile

Notre guide nous a amené jusqu’au stationnement. Plusieurs touristes partaient de là pour faire la descente à vélo sur les flancs du volcan. Nous, nous partions en sens opposé, prêts à faire la montée. Le guide nous a conseillé d’utiliser la voie la plus longue et la moins abrupte, une décision que nous n’avons pas regrettés de prendre.

Les pas étaient lents et chaque respiration comptait. Le chemin zigzaguait sans cesse et nous nous arrêtions partout pour prendre des photos du paysage qui s’offrait à nous.

Le guide pris quelques minutes pour nous expliquer les symptômes dus au mal de l’altitude. Des bâillements d’abord, un inconfort dans l’oreille, des maux de tête, des étourdissements et des vomissements. Si les premiers signes qui apparaissaient sur quelques-uns d’entre nous, dont Adriana qui avait de plus en plus de mal dans la montée, laissaient place aux maux de tête, nous allions devoir redescendre. Heureusement, et malgré mes craintes initiales, l’ascension s’est bien déroulée et fut relativement facile. La lenteur était de mise malgré la courte distance à parcourir.

Après que nous ayons atteint le refuge à 4800 mètres, le guide nous a encouragé à continuer jusqu’au glacier à 5000 mètres. Les teintes brunes de la terre changeaient sous nos pieds, passant au rouge pour ensuite laisser place à une calotte glacière d’un blanc sale et bleuté. Wow, j’atteignais mon premier glacier au haut d’un volcan. J’étais fière d’être monté si haut et d’avoir pu toucher à cette glace millénaire. Mais déjà, il était temps de redescendre.

glacier cotopaxi

Un problème de décompression

Il y a certaines notions qui nous ont échappées et que nous avons payé cher quelques heures plus tard. La décompression en montagne est aussi importante que le processus d’acclimatation lors de la montée.

Une fois notre objectif atteint, nous sommes descendus rapidement jusqu’au stationnement. Le temps s’était couvert et la neige avait commencé à tomber. Nous ne voulions pas tarder, mais ce fut une grosse erreur.

Une heure plus tard, nos cerveaux voulant reprendre leur format initial, des maux de tête terribles sont apparus. À peine revenu à l’hôtel, nous étions déjà au lit, nos migraines intenses nous empêchaient de fonctionner normalement. La douleur était vraiment horrible. Nous avions crié victoire trop rapidement, les maux d’altitude que je craignais depuis le début ont surgit une fois l’aventure terminée.

Je ne regrette en rien cette expérience et cette ascension, car les paysages en valent vraiment le coup. Mais je me serais bien passée de cette migraine qui m’a donné toute une frousse en fin de journée.

Vous désirez vous aussi vivre l’expérience inoubliable du Cotopaxi? Voici les informations qui pourraient vous être utiles.

Infos pratiques

Comment se rendre: À partir de Latacunga prendre un tour organisé avec une agence spécialisée (Agence recommandée: Selvanieve expediciones)

Prix: Environ 40$ pour un tour d’une journée par personne jusqu’au glacier à 5000 m.  (8-17:00, repas compris)

Matériels nécessaires: Vêtements chauds (tuque, gants, duvet), car il fait froid en altitude. Un manteau coupe-vent et contre la pluie. De l’eau en quantité suffisante. Un sac de jour et n’oubliez pas votre appareil photo!

Préparation nécessaire: Passez quelques jours avant autour de 3000-4000 mètres d’altitude pour vous acclimater. Buvez beaucoup d’eau durant la montée, prenez votre temps et surtout descendez tout aussi lentement pour ne pas négliger la décompression.

 

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À propos de l'auteur

Rachel DecouverteMonde

Bonjour,
Je suis Rachel, l'auteure de ce blog de voyage. Québécoise et passionnée de voyage et de découvertes, je parcours le monde depuis plusieurs années dès que l'occasion se présente. Alors suivez-moi, je vous prête mes yeux et ma plume pour découvrir les richesses de ce monde.
Pour en savoir plus : Qui suis-je?

12 commentaires

    • Merci Josiane pour le beau commentaire :) J’ai essayé d’exprimer le plus clairement possible l’ambiance du lieu. Tant mieux si mes mots ont suffit à te transporter quelques minutes sur le volcan. Je te conseille sincèrement de visiter ce pays magnifique. Un petit pays, de courtes distances et une variété de paysage et d’attraits. Comme je viens de lancer mon blog, je partagerai également une autre vingtaine de pays. En espérant que les prochains articles te plaisent également. :)

    • Merci Sarah :)

      Ce fut une expérience assez unique du point de vu émotionnel et de la beauté des paysages. Les volcans font toujours un effet assez surprenant. À ce que je vois vous vivez de très belles aventures aussi.

  • Idéal comme découverte. Volcan cotopaxi est très passionnant, bon à savoir.merci pour cette information ainsi que les merveilleux images attaché qui me donne l’idée de voyager pour découvrir des endroit passionnant.merci pour ce partage.

    • Ça fait plaisir Liz :) Si j’ai pu te donner le goût de voyager et même de découvrir ce magnifique volcan je suis bien contente, car son ascension est une belle découverte à vivre. Tu repasseras me voir si tu fais le grand saut :)

  • Wow quel beau défi relevé! Pour ma part, je pars pour l’Équateur et les Iles Galapagos en novembre prochain avec Voyages Traditours. Nous allons visiter les lieux, j’ai bien hâte de découvrir ce merveilleux pays.

    • Oui un beau défi :) du point de vu physique c’est pas une longue montée, mais simplement le fait d’oser monter aussi haut est un défi en soi. Je te souhaite une excellent voyage Karla. Je suis certaine que le pays te séduira :)

  • Mais vous avez commencé à quelle altitude en fait ?
    Pour ma part, tout allait vraiment très bien jusqu’à 5000 et je sais que sur le Kili, au dessus, cela s’est rapidement détérioré… avec des vomissements vers 5400. Depuis, je suis retourné à 5000 et cela passait mieux mais il faut faire gaffe avec l’altitude….
    Piotr Articles récents…Jordanie – De la mer Morte au désert de Wadi Rum en passant par les mystères de PétraMy Profile

    • comme je te disais on a commencé assez haut dans les 4000. Ce n’est pas une ascension de la base, donc il est primordial d’être déjà un peu acclimaté avant de monter aussi haut. Je conseille d’aller faire la boucle de Quilotoa juste avant pendant quelques jours histoires de s’acclimater à près de 4000 mètres.
      Ouais à ce qu’on dit d’une fois à l’autre le corps peut réagir différemment. 5000 c’est déjà pas mal je trouve. C’est clair qu’il faut faire gaffe. Chose certaine, la prochaine fois je descendrai aussi lentement que je monterai. Car on néglige peut-être parfois la descente, mais la décompression est elle aussi importante.

  • Je viens de découvrir votre Blog, Woww vous avez de belle accomplissement, je suis un amateur de Volcan ( Irazu,CR et Vésuve, IT ) , j’ai adoré lire vos défi, les photos sont extraordinaire, j’ai bien aimer la fête en Equateur, ca prend du courage pour faire ce genre de voyage, je continue à navigué sur votre Blog ces très utiles pour préparé mon prochain voyage. Merci

    • Bonsoir Alain,
      Merci pour ce beau commentaire et j’espère qu’il pourra vous inspirer pour vos prochains voyages. Ahh les volcans.. j’adore aussi. Il y a une force qui nous échappe et qui moi me fascine complètement.
      Avez-vous une petite idée où sera votre prochain voyage?

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